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L'invisible rendu visible

Entre maltraitance et discrimination, la Fashion Week de Paris dévoile ses côtés sombres

Entre maltraitance et discrimination, la Fashion Week de Paris dévoile ses côtés sombres

 

Célébrités, strass, paillettes, glamour, haute couture, luxe, podium: voici les premiers mots venant à l’esprit lorsqu’est évoquée la Fashion Week ! Ayant actuellement lieu dans la capitale de la mode, elle suscite de vives polémiques quant à son déroulement.

 

James Scully, l’auto-proclamé porte-parole des mannequins en détresse

 

James Scully

James Scully, directeur de casting américain, a lancé une bombe sur le réseau social Instagram: une publication stipulant que « Tout ce qui t’arrive t’appartient. Dis ton histoire. Si des personnes voulaient que tu écrives positivement sur elles, elles se seraient mieux comportées. »

Par ce message subliminal, M. Scully accuse notamment les directeurs de casting de la Maison Balenciaga (Maida Gregori Boina et Rami Fernandes) de discrimination envers leurs mannequins lors de castings et séances d’essayage.

Source: Twitter (@jamespscully)

 

En effet, ce dernier affirme qu’il a « été très touché d’entendre, ce matin, de la part de plusieurs filles, qu’hier, au casting Balenciaga de Maida & Rami (serial abusers), plus de 150 filles ont attendu dans une cage d’escaliers après qu’on leur ait dit de rester là près de trois heures pour être vues et de ne pas partir », rapporte James Scully. « Ils sont partis déjeuner en fermant la porte et en éteignant les lumières, laissant les filles dans les escaliers avec la lumière de leur téléphone pour seul éclairage ».

 

Un grand remue-ménage et une communication de crise

 

Suite à ces dénonciations, certains mannequins ont demandé à être retirés des castings d’Hermès et Elie Saab, deux marques dont s’occupent également Maida Gregori Boina et Rami Fernandes. En effet, cet éloignement témoigne, non seulement de la volonté de ne pas être mêlés à ce genre de méfaits, mais également d’un soutien à ce qu’ont subi les jeunes femmes prises au piège.

La Maison Elie Saab s’est défendue par le biais d’un communiqué prônant la positive attitude:

« Elie Saab prend très au sérieux la santé, le bien être ainsi que les conditions de travail des mannequins. Elie Saab est et a toujours été une Maison qui respecte les femmes. »

Quant à Balenciaga, c’est un représentant de la marque qui s’est exprimé sur le même ton, via un communiqué de presse : « Ce dimanche 26 février, Balenciaga a pris note des problèmes avec le casting de mannequins survenu ce jour. La maison a immédiatement réagi, appliquant des changements radicaux dans le processus de casting, en rompant notamment sa relation avec l’actuelle agence de casting. »

Cette prise de décision radicale démontre sans équivoque que le message de James Scully a bien été entendu, professionnel de toute façon crédible, dans la mesure où il a auparavant collaboré avec de grandes marques telles que Tom Ford ou Stella McCartney.

La partie défenderesse, notamment Maida Gregori Boina, a ainsi déclaré :

« En tant que femme de couleur, je me fais l’avocate de la diversité ethnique dans l’industrie. Je tiens profondément et suis dévouée au bien-être des mannequins. Toutefois, nous condamnons James pour avoir publié des remarques inexactes et diffamatoires au sujet du casting Balenciaga de dimanche dernier. »

Le mannequin Halima Aden

Il semble que le fin mot de l’histoire ne sera jamais connu.

Alors que les prochaines Fashion Weeks auront lieu à Milan et New York, celles-ci font preuve d’une diversité fulgurante au vu des mannequins de toutes tailles et origines qui y participent, dont, entre autres, le mannequin voilé, Halima Aden (cliquez ici).

Son corollaire parisien apparaît donc malheureusement en marge de ce changement des mentalités.

A propos de l'auteur

Saly

Saly

Passionnée de mode et de beauté, elle espère solliciter votre intérêt par les sujets qu'elle aborde. Attention aux fashion faux pas avec elle !